L'auteur
Fleur Zieleskiewicz
Après de jolies études littéraires, j’en ai eu assez de gratter des copies pour pas un rond et je me suis tournée très jeune vers la publicité. Encore plus jeune, j’avais rencontré mon compagnon de très longue date, avec qui j’ai créé ma personne préférée : notre fille.
Les mots ont toujours fait partie de ma vie, mais ce n’est que tardivement que j’ai écrit mon premier roman, Fragments d’une traque amoureuse, pendant ma première crise bipolaire. Après dix ans à lutter contre ce petit défaut de fabrication, j’ai retrouvé l’équilibre, ma soif d’écrire et mon envie d’entreprendre. Cette fois, dans l’univers qui me touche le plus : l’édition.
Avec Waiting For Hippies, j’ai eu envie de créer la maison d’édition dont j’aurais aimé être lectrice : indépendante, curieuse, un peu insolente, très attachée aux auteurs et à leurs singularités. Une maison qui publie peu, défend beaucoup et essaie de faire les choses autrement, en accord avec son époque, sans forcément suivre tous ses mouvements.
Et puis il y a Jean-François, qui avait chroniqué mon premier roman et que j’avais rencontré une seule fois, dix ans plus tôt. Je l’ai recontacté pour lui demander son avis sur 36 Serments. Nous avons commencé à correspondre et ne nous sommes plus jamais arrêtés. Aujourd’hui, il est mon associé et mon complice dans l’aventure Waiting For Hippies.
J’ai l’esprit de groupe et quelques valeurs non négociables : l’amitié, la gentillesse, l’intelligence (les deux dernières vont souvent ensemble) et la fantaisie. Je crois beaucoup aux rencontres, aux projets collectifs, aux idées un peu folles et aux personnalités atypiques.
J’ai aussi un côté carrément hippie : un certain goût de l’utopie, de la musique, de l’encens, des grandes tablées, des soirées qui finissent tard, du plaisir de m’asseoir par terre et d’une cigarette magique de temps en temps. Je vis mon workaholisme dans un hamac. Même si j’écoute à peu près de tout, ma bande-son quotidienne fait la part belle au rock psychédélique.
J’aime les chats, les belles choses, les gens drôles, les longues conversations. Je vénère Balzac et frime volontiers en racontant que j’ai lu toute La Comédie humaine. J’aime aussi la Thaïlande, où je rêve un jour de créer une résidence d’artistes dans un petit village de pêcheurs.


